Marguerites...


Le temps s'effeuille comme ses pétales
A l'aube de ses vingt ans qui détalent
Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément
Rien que de l'amour, deux corps amants...

Et la vie se passe, et elle se glace
Au soleil d'hiver, laisse la place
Un pétale, deux pétales, je t'aime, un peu...
Les années creusent les rides aux coins des yeux

Le vent souffle et la marguerite est nue
De ses "je t'aime" que l'on distribue
A l'aube d'une fontaine asséchée
L'amour s'est effacé au prix d'une amitié...

Sentiment enrichissant d'un amour
Qui d'amitié devient velours
D'une marguerite déshabillée
Et que l'on doit toujours semer...

LIBELLULE.

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